A Beni, la SOFEPADI, à travers le projet RESET-Nguzo ya mabadiliko, accompagne de jeunes entrepreneurs pour transformer les défis sécuritaires et socio-économiques en opportunités de développement. Cet appui vise à renforcer la résilience de la jeunesse et à consolider la paix dans une ville longtemps marquée par l’instabilité.
RESET-Nguzo ya mabadiliko met en avant l’entrepreneuriat comme levier de cohésion sociale : en créant et gérant de petites entreprises, les jeunes trouvent des alternatives au chômage, réduisent les tensions et deviennent des acteurs de stabilité. « L’accompagnement inclut des formations en gestion, en résolution pacifique des conflits et un plaidoyer pour l’exonération fiscale des jeunes entrepreneurs », a confié Me Daddy Azor, Chef de projet RESET au sein de la SOFEPADI.
Les bénéficiaires témoignent de l’impact direct : Akiba Gloria, artiste, forme et emploie d’autres jeunes, convaincue que « des jeunes occupés et autonomes contribuent à une paix durable ». Djef Sudi, encadreur d’un centre culturel Beni-Art, encadre des apprentis en art oratoire, qui, grâce à RESET, « n’ont plus le temps de semer des troubles mais propagent des messages de paix à travers l’art et gagnent dignement leur pain ».
À ce jour, 20 jeunes bénéficient de cet encadrement, preuve que l’entrepreneuriat contribue non seulement à l’insertion économique mais aussi à la réduction des violences et à la promotion de la cohabitation pacifique.
Le programme RESET-Nguzo ya mabadiliko, porté par un consortium de six organisations dont Mercy Corps lead, CORACON, OIM, Justice Plus, APC et SOFEPADI, démontre ainsi que l’investissement dans la jeunesse est une stratégie durable pour la stabilisation. À travers la campagne mensuelle Nguzo ya Mabadiliko, relayée par les radios locales, les messages de paix et de cohésion sociale atteignent directement les communautés, renforçant l’impact de ces initiatives.
Rédaction