Non, c’est faux. La Tanzanie n’a pas refusé l’accès aux responsables de la Cour Pénale Internationale. Il n’existe pas d’investigation contre la présidente  Samia Suluhu Hassan. 

Non la Tanzanie n’a pas refusé l’accès aux responsables de la Cour Pénale Internationale (CPI) enquêtant sur les décès survenus après les élections le 29 Octobre 2025. Cette  information est fausse. Plutôt le gouvernement a mis en place une commission d’enquête sur les violences poste électorales. (archivé ici   aussi documenté ici archivé ici  

 La  publication sur X (archivé ici )  affirme que « la Tanzanie a refusé l’accès aux responsables de la Cour Pénale Internationale (CPI) enquêtant sur les décès survenus après les élections ». L’information provient du compte de Mastardcesh, publié le 8 novembre 2025. Jusque le 22 janvier 2026 elle a 10184 „ like », 426.353 vue et a été partagée 2380 fois.

Capture d'écran par CORACON, Vendredi ‎23 ‎janvier ‎2026, ‏‎11:19:05, UTC+2

Cette publication dont le texte original est en anglais a été partagé sur d’autre comptes des médias sociaux, par exemple ici (archivé ici ).

Pour évaluer la véracité de cette affirmation, nous avons consulté le site officiel de la Cour Pénale Internationale (archivé ici ), examiné ses communiqués récents. À ce stade, aucune communication officielle de la CPI ne confirme l’ouverture d’une enquête formelle concernant plus au moins 700 décès liés aux élections en Tanzanie selon le principal parti de l’opposition (archivé ici).

 Nous avons également analysé la couverture de médias internationaux reconnus et les rapports d’organisations de défense des droits humains à travers une recherche sur google avec les mots clés en anglais « Tanzania », « international criminal court », « experts » .

Les recherches menées auprès des médias qui se sont intéressés aux élections à Tanzanie par exemple Deutsche Welle (archivé ici) ou BBC (archivé ici ) n’ont pas permis d’identifier des articles confirmant cette information.

Si aucune enquête n’a été annoncée publiquement par la CPI, aucune source officielle n’est mentionnée dans le poste cela reste à croire que l’information est fausse.

Autour des élections il y a  beaucoup de rumeurs qui circulent, c’est important de vérifier avant de croire ou partager. 

Relation Tanzanie et la CPI

 La Tanzanie est un État partie au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Elle a signé le Statut en 1999 et l’a ratifié en 2002 (archivé ici ). Cela signifie qu’elle reconnaît la compétence de la CPI pour juger les crimes les plus graves : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime d’agression.

En tant qu’État membre, la Tanzanie a l’obligation de coopérer avec la Cour, notamment en matière d’arrestation et de remise des suspects.

La Tanzanie a généralement entretenu des relations institutionnelles normales avec la CPI. Elle a, par exemple coopéré dans certaines procédures liées à des suspects recherchés, participé aux assemblées des États parties à la CPI, soutenu le principe de lutte contre l’impunité au niveau international (archivé ici ).

Comme plusieurs pays africains, la Tanzanie a parfois exprimé, dans le cadre de l’Union Africaine, des réserves sur certaines actions de la CPI, notamment l’impression d’un ciblage disproportionné de dirigeants africains.

Cependant, contrairement à certains pays par exemple  le Burundi, la Tanzanie ne s’est pas retirée du Statut de Rome.

À ce jour, la Tanzanie n’est pas sous enquête active de la CPI concernant des crimes commis sur son territoire. Les relations sont donc principalement institutionnelles et diplomatiques.

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