Jeunes, vous êtes libres !

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Cette jeune fille donne son opinion par rapport à la sexualité considérée comme sujet tabou en famille. Photo : Coracon.

La liberté de la presse, signifie aussi parler des sujets délicats. L’émission  MAZUNGUMUZO YA VIJANA (parlons-en avec les jeunes) est un exemple pour cette approche. Les jeunes reporters du programme Jeune S3 du CORACON, produisent cette émission et  elle est diffusée partout au Nord-Kivu. Les intervenants parlent de la santé sexuelle et reproductive pour éclairer les jeunes. Le staff du CORACON encadre les reporters de  MAZUNGUMUZO YA VIJANA avec l’appui de Freepress Unlimited.

Avec environ 200 personnes en majorité des jeunes, Coracon a organisé une séance de club d’écoute et de discussion le 3 mai 2019. Thème  du jour, « parler de la sexualité en famille, est-ce un sujet tabou ? ». Le 3 mai, c’est la journée mondiale de la liberté de la presse. En conséquence les jeunes reporters ont donné l’opportunité de s’exprimer librement aux adolescents de Goma. Et ils ont donné la parole à Jean-Pierre KEMWA, sexologue et enseignant à l’Université de Goma. L’expert a facilité les adolescents à comprendre.

Selon lui, la liberté de parler de la sexualité évolue selon le temps, les cultures et les communautés voire selon les individus : « À l’époque c’était tellement complexe puisque les seuls moyens de transmission ou de communication se constituaient seulement par les anciens de communautés. Mais aujourd’hui, un jeune adolescent de dix ans a accès à tout genre d’information. À travers notamment, les réseaux sociaux, les médias en ligne et traditionnels, où on retransmet les informations par rapport à la sexualité ». Il a ajouté que certaines gens veulent seulement mystifier le sexe, pourtant un organe du corps humain au même titre que les autres.

JOYCE, une jeune fille de 17 ans, voulait savoir : «s’il faut toujours suivre ce que la culture nous a imposé, ou plutôt s’adapter à la vie actuelle, qui donne le droit de s’exprimer sur notre santé sexuelle et reproductive ». L’expert a répondu en disant que si la culture ancestrale avait déjà une autre perception de la sexualité, c’était justement pour rendre spécial le sexe. Et que les jeunes adolescents n’en avaient pas le droit, sauf seulement lorsqu’ils étaient autorisés par la société.

Le droit des jeunes

Le coordonnateur du CORACON, Jacques VAGHENI, a rappelé aux jeunes l’importance de la journée de la liberté de la presse : « Nous avons organisé cette activité avec vous, dans le but de matérialiser la liberté de la presse dans les thématiques de la santé sexuelle et reproductive. Les jeunes ont le droit à l’expression libre, à l’information politique, économique, mais aussi le droit à l’information sur la santé sexuelle et reproductive. Un homme qui n’est pas informé est un danger pour la société. »

À part la discussion, quelques jeunes ont présenté des sketchs et de la musique. L’artiste et reporter Michael MUSAVULI a passionné avec sa chanson « Est-il mal de parler du sexe ?».

Les jeunes biens informés connaissent la réponse à cette question : Ils ont le droit de savoir et de s’exprimer.

Par Lebon KASAMIRA

A la même occasion, le jeune reporter Patrice KISOKOLO a produit un reportage:

 

 

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