Un stage extraordinaire

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Prosper Heri Ngorora au stage chez Ejo Youth Echo à Kigali.

Gédéon Muhindo Katembo et Prosper Heri Ngorora, journalistes à Radio Sauti ya Injili et Radio Télé Communautaire Tayna (Rtct) à Goma, ont été en stage à Kigali, auprès de l’organisation Ejo Youth Echo (Eye). CORACON entretient une coopération avec Eye au Rwanda. Lisez les témoignages de ces deux journalistes congolais.

Kigali, une ville toujours à sa recherche

On en entendait depuis, on enviait bien y aller! Depuis plusieurs années, on attendait que la capitale rwandaise était une de plus belles villes du continent africain. Et voici, il est 13 heure locale, déjà sur les hauteurs des montagnes qui surplombent Kigali, on remarque déjà la beauté de la ville, avec des buildings bien bâtis.

Sur la route, on constate de beaux bâtiments modernes, des belles routes, qui attirent notre curiosité. Des jeeps de la police sillonnent, des motos, bref, tout est mouvementé, voilà de quoi dissuader les pèlerins.

Grands bâtiments

Au centre ville, il y a tout pour accrocher les visiteurs : Kigali City Tower, Convention Center, siège du parlement, City Plazza House, tout est construit modernement. Un visiteur dira qu’il se retrouve quelque part à Tokyo. De bonnes constructions sont accompagnées de belles routes avec tous les signaux possibles.

Les conducteurs des taxis bus, motos, vélos et autres sont respectueux vis-à-vis des signalisations routières, voilà qui justifie la rigueur de la loi dans cette ville littéralement appelée « vaste étendue ».

Dans l’ultime souci de préserver l’unité nationale affectée il y a plus de 20 ans, les Rwandais ont appris à bien vivre, ils sont sociaux entre eux. Tu verras un Rwandais arrêter un véhicule en route pour l’amener à destination, quel amour. Les habitants ont appris à vivre avec les étrangers, un atout sine qua non pour les attirer.

Un même passé

Quand on y est, on sent pas être ailleurs. Une nuit, une amie rwandaise me dira : « Twebwe, dukunda abakongomani », qui dit : « Nous aimons les Congolais » : Elle ajoute : « Dufite amateka amwe ». C’est à dire : « Nous avons un même passé ». Non seulement on s’y sentait à l’aise, mais nous croyons et voulons y retourner.

Plus sûre qu’elle est, la ville de Kigali offre une véritable sécurité à ses visiteurs : Vous pouvez entrer dans de grands bâtiments sans moindre gêne. Globalement, Kigali offre de l’ouverture à tout le monde et cela fait un grand centre pour les étrangers.

Si tout continuera ainsi, la ville de Kigali s’imposera comme ville pilote au centre de l’Afrique, surtout avec sa sûreté bien remarquable.

Prosper Heri Ngorora Journaliste à Radio Rtct Goma.

Gédéon Muhindo Katembo aime bien les amis à Kigali.

Premier tour au Rwanda

Une fois au Rwanda, sa capitale Kigali me semble une ville de l’Europe que je regarde souvent sur des télés internationales. Des routes entourées des arbres sont bien asphaltées, des motards en casques respectent le code de la route. Ceci m’a rassuré jusqu’à ne plus craindre un éventuel accident malgré le peu d’embouteillage.

Je suis passé au centre-ville où sont érigés des « gratte-ciels» modernes et l’aménagement des espaces verts. Ici, je trouve déjà le motif d’y revenir au moment opportun. C’est Betty NDAYISABA, assistante aux finances à l’organisation EJO YOUTH ECHO, EYE en sigle, qui m’a accueilli dans un « Guest House » modeste.

Un repas pour 1,60 dollars

Dans mes trois premières nuits, j’ai découvert des repas constitués de mélange d’aliments. Je choisissais celui qui me paraissait le mieux. C’était au resto populaire du quartier de Remera. C’est par la suite que je change de lieu. Ici, la nourriture est quand même cher par rapport au Congo. Un plat coûte en moyenne mille cinq-cents francs rwandais (1,60 Dollar). Au Congo c’est entre 800 et 1500 francs congolais (0,5 à 1 dollar).

Dès le premier jour à la fin du stage, j’ai constaté un climat de collaboration entre les agents de cette structure qui m’encadre. Ce climat est général pour tous les Rwandais que j’ai côtoyés durant mon séjour.

Mon intégration a été vite effective parce que j’ai participé aux différentes activités : aux discussions de conception des sujets des magazines, leur budgétisation et distribution des tâches aux reporters. Ensuite, j’ai participé à la réalisation des interviews sur le terrain, au traitement des éléments sonores.

Formation utile

Peu avant les exercices d’animation au studio, j’ai bénéficié de la formation sur la gestion et l’organisation d’un débat à la radio. C’est le journaliste de la Télé 10 de Kigali, Valentin UMUHIRE qui l’a facilitée. C’est vers la fin de ce stage que j’ai assisté au dialogue tenu à l’intention des jeunes dans un centre situé à l’Est de Kigali. Celui-ci était axé sur les droits des enfants à la scolarisation. J’ai ici constaté l’intérêt pour les jeunes de voir tous les enfants non scolarisés d’aller à l’école.

Plus tôt avant les descentes effectuées sur le terrain, j’ai au début de mon stage été convié à la séance de présentation de l’organisation EYE créée en 2014. Son coordinateur Roger NIYIGENA a dit qu’elle a une mission de promouvoir les droits des jeunes. Des dialogues sociaux sont souvent organisés, des émissions sont diffusées à l’antenne de la Radio Voix de l’Amérique en Kinyarwanda. Ces magazines sont issus du studio qui emploi des jeunes. Ils se font réaliser avec la collaboration des autres jeunes rwandais dont des étudiants d’université. J’ai apprécié cette relation qui facilite ces derniers à acquérir des notions pratiques.

Langue difficile

J’ai eu la difficulté de m’exprimer en langue locale, le Kinyarwanda. Le peu d’anglais a été un atout pour moi afin d’échanger avec les collègues rwandais et heureusement, certains d’entre eux communiquent bien en français.

Pour se divertir, j’ai découvert le « Rwanda Art Museum » ou bien l’ancienne résidence à l’époque de Juvénal HABYARIMANA à Kanombe. J’ai aussi visité le site mémorial du génocide de Kigali à Gisozi, le stade national AMAHORO, le « convention Centre », le centre-ville, la Radio évangélique INKORA MUTIMA à Kamihurura et d’autres endroits.

La ville de Kigali fait tourner plusieurs activités socio-économiques. Et même la paie du transport en bus est électronique avec seulement la carte d’identité. Visiteur de mon état, sans donc la carte d’identité du Rwanda, il m’a fallu donner de l’argent à un rwandais afin qu’il le numérise et paye à ma place. La ville regorge aussi des infrastructures en pleine construction. C’est l’exemple des routes en cours d’asphaltage dans les « villages » et le super marché des produits vivriers bio dans le quartier Remera.

Côté sécurité, dans presque tous les points stratégiques comme les ronds-points, les écoles, les bâtiments, j’ai observé des éléments de l’ordre avec regard sur la population.

Sécurité garantie

Comme mon séjour à Kigali, mon retour à Goma s’est aussi bien déroulé. De la capitale rwandaise à Gisenyi, voisin de ma ville, j’ai voyagé sur une longue route macadamisée.

GEDEON MUHINDO, journaliste à la Radio Sauti ya Injili, Goma

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