C’est possible !

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Rencontre à la plage à Goma. Photo: Coracon

Le Collectif des Radios et Télévisions Communautaires du Nord-Kivu (CORACON) s’engage à fond dans le renforcement des amitiés entre la jeunesse rwandaise et congolaise. Les jeunes s’expriment.

Auparavant la cohabitation pacifique entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda n’était pas en bonne forme. Les personnes les plus touchées sont les jeunes. Ce sont eux qui en payent le prix. Cela a créé une barrière de la communication entre les habitants de ces deux pays.

Il y a de cela une année que CORACON avait réuni les jeunes de ces deux pays pour leur permettre de se découvrir mutuellement. Dans les discussions, ils ont appris à utiliser les médias sociaux pour accroitre leurs échanges. Toujours dans l’optique de créer des relations durables et promouvoir la paix dans la région de Grands Lacs.

Cette année, ils se sont encore retrouvés à la plage du peuple de Goma.

Quelques journalistes de radios membres du collectif en ville de Goma on produit et diffusé des émissions quant à ce.

Réactions des auditeurs

Les auditeurs qui ont suivi ces émissions à la radio se sont exprimés par messages et appels téléphoniques.

Voici leurs opinions :

Christian Bahati : « Pour que les relations soient solides et pérennes, les jeunes de tous les deux côtés doivent éviter toute manipulation (instrumentalisation) politique et ne se fier qu’à la cohabitation pacifique et l’inter change pour l’avancement de l’Afrique en générale et en particulier la région de grands lacs. »

Kelvine : « C’est une bonne initiative. Il faut aussi organiser les débats interscolaires, interuniversitaires, les génies en herbe et autres ».

Jean Claude Niragire Kabariro: « Dites à eux s’il y a moyen de se rencontrer mensuellement car avec la rencontre de chaque mois nous aurons bénéficié la cohabitation pacifique et chacun sera entrain de pousser son avis face aux stéréotypes. »

Zephani Lucien : « Il est possible que les jeunes Rwandais et Congolais vivent en harmonie. J’ai un groupe dénommé groupe public universitaire. Nous organisons des conférences régionales chaque 2 ans entre Rwanda-Burundi-RDC pour la résolution des conflits dans la sous-région. »

Chirack Kasereka: « Boire, manger ensemble et échanger les idées ne signifie pas oublier les erreurs du passé. Bref courage, mais nous restons vigilants à l’égard. »

Christophe : « Nos politiciens font que nous nous haïssions, mais nous avons besoin de la collaboration entre Rwandais et Congolais. »

Elie Matak Rukeba : « Selon moi il faut multiplier ces genres d’activités mais que cela se fasse toujours dans la sincérité et non pour justifier les fonds seulement de ces activités. »

Apprendre la langue

Prudent Safari : « Pour construire une bonne entente avec les Rwandais, il faut aussi étudier et apprendre leur langue car j’ai entendu les Rwandais parler français dans ce magazine alors que c’est notre langue. »

Berlin Kabengele : « Rappelez-vous la période rwando-zaïroise avec Mobutu et Habyarimana. Il y avait un amour politicien qu’aujourd’hui. Mobutu soignait beaucoup plus ses relations internes et externes par rapport à la gouvernance d’aujourd’hui. Comment voulez-vous que la jeunesse s’y retrouve au moment où au pouvoir de part et d’autre il y a l’immaturité relationnelle ? »

Christian Kalamo : « Lorsque je voyais les Rwandais, je les pensais tous criminels à cause de leurs statures élancées. Nous devons nous aimer car la guerre peut être dévastatrice de deux cotés. »

M. Jacques : « Nous vous remercions pour le dialogue entre les jeunes de ces deux pays. Les gens disent qu’un ami est très important qu’un frère. Je vous suggère, lors d’une prochaine rencontre, que les jeunes échangent sur l’environnement soit l’élevage et l’agriculture. Vraiment courage. »

Wilco Kibukila : « Bonjour ma radio préférée, nous sommes obligés de vivre comme un seul homme, sur tout que les hommes passent mais le frontières restent donc pasi nanga pasi nayo (ma souffrance est aussi ta souffrance). »

Prince Buzito : « Je félicite cette initiative et il faut que ça continue. Le bon voisinage paie. Nous devons apprendre leur langue et pourquoi pas nous marier avec eux ? »

Gracias Mwanza

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