Journée mondiale de la liberté de la presse 2018

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La liberté de la presse est essentielle pour la démocratie. Photo : Unesco

Le 3 mai est la journée mondiale de la liberté de la presse. Lisez les pensées de nos membres par rapport à la situation à l’est du Congo.

Anselme SIKU, directeur de la Radio Évangélique de Butembo:

« Pour que la liberté de la presse soit effective, il faut que plusieurs paramètres soient réalisés. Notamment le droit d’accès à l’information qui devrait être garantie. Il est aussi question pour le journaliste de comprendre son métier. Il doit consacrer une grande partie de son temps à lire, à se documenter, à se cultiver pour qu’il soit capable de rendre ce service à la population. »

Jacques KIKUNI, directeur de la Radio Muungano de Beni:

« Nous devons interpeller les législateurs pour que la loi sur le droit de l’information qui est déjà adoptée soit promulguée. C’est une inquiétude pour nous les professionnels des médias. Nous comptons le faire à travers la pression et les plaidoyers en travaillant conjointement avec des organisations comme CORACON, Fédération des Radios de Proximité de la République Démocratique du Congo, Journalistes en danger et d’autres structures des médias pour que nous puissions atteindre nos objectifs. »

John KORAHO MUHIMA, directeur de la Radio Alliance de Kiwanja:

« Les journalistes doivent diffuser des informations qui cadrent avec la liberté de la presse, rencontrer ceux qui limitent leur liberté et échanger avec eux pour leurs montrer combien les journalistes ont besoin de leur contribution pour bien faire leur travail. »

Philippe MAKOMERA, chef des programmes à la radio Moto Butembo Beni:

« Il faut que les gestionnaires des radios puissent améliorer les conditions de vie de leurs journalistes. Il faut que l’état puisse subventionner toutes les radios étant donné qu’elles sont en train de travailler pour l’intérêt public. »

Claude SENGENYA, journaliste à la Radio Soleil de Butembo:

« Je pense que je dois d’abord respecter les règles qui régissent mon métier pour que je ne puisse pas entrer en collision avec les responsables étatiques. Les journalistes pensent souvent qu’ils sont au-dessus de la loi et des autorités dans l’exercice de leur métier. Cela les amène souvent à jouer un rôle d’anti pouvoir et non de contre-pouvoir. Je ne dois pas être là pour dénoncer seulement les antivaleurs mais je dois aussi encourager les bonnes initiatives que ce soit de la part des citoyens ordinaires ou des autorités. »

Jérémie KIHAMBU, chef des programmes à la Radio Tayna de Goma:

« Je pense que pour améliorer la situation de la liberté de la presse au Nord Kivu, il faut que les autorités s’y impliquent formellement. Cela veut dire qu’elles laissent aux journalistes la liberté de faire leurs investigations et les accompagner jusqu’à la fin de leurs recherches. »

Joseph TSONGO, directeur de la Radio de la Communautaire Écologique de Kanyabayonga:

« Pour que la situation de la liberté s’améliore ici chez nous, moi, journaliste de radio communautaire, je dois conserver mon indépendance de parole en refusant l’argent que certains interlocuteurs – les politiciens surtout – veulent me glisser dans la poche en refusant les privilèges qui me feraient taire. Je dois accéder de la bonne manière à toutes les sources d’informations concernant les faits qui conditionnent la vie publique. Je dois garantir la protection de ma source d’information. »

Collecte des points de vue : Gracias Mwanza

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