Aveu personnel

Facebooktwittermail
Le journaliste Reagan Mwanaweka ose à faire la connaissance de différentes cultures.

En passant par le Rwanda, le Burundi, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, le Cameroun et les Pays-Bas je peux synthétiser mon expérience en : « libère-toi, sors, respecte les autres et apprends». Un aveu du journaliste Reagan Mwanaweka.

Oui, en restant seulement dans ma province, Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, je n’aurai jamais su que certaines idées de mon enfance et qui étaient des credo pour ma vie étaient en fait des carcans.

Je savais qu’un homme est l’être supérieur à la femme et qu’il doit se comporter en chef dans sa famille et dans la société. Ou même que les paroles des leaders de l’église étaient irrévocables et pleines de vérités à suivre à tout pris sans poser des questions ni douter

J’ai déjà côtoyé assez des gens pour critiquer et éclaircir certaines choses. Je vais vous parler de la religion, l’interculturalité et la question des femmes.

En août 2017 j’étais au Nigeria pour une conférence des jeunes africains. Tout s’est bien déroulé : Mais je vais m’appesantir sur la considération de la femme et comment dans certains pays anglophones elles se donnent la valeur et se battent pour elles-mêmes, selon mon constat.

Samedi, c’était la veille de mon retour au Congo, et j’avais passé la nuit chez un ami Nigérien avec d’autres amis du Ghana qui devaient aussi prendre le vol le lendemain.

Travailler à la cuisine

Le matin, le propriétaire de la maison était déjà parti pour le culte or nous avions faim et devrions manger. Ça ne m’a pas dérangé car il y avait des filles. Donc j’ai pensé qu’elles s’en occupent. Mais j’étais étonné qu’on m’invite en cuisine. Et soudain un Ghanéen commençe à nous distribuer des taches de cuisine équitablement avec les filles. C’était un choc, c’était trop pour moi ! J’ai eu une drôle de réaction sans le dire « euh il fait quoi ? »

J’ai quand même fait comme tout le monde car j’avais déjà certaines notions sur le genre. Je suis parti au marché, couper la viande et j’ai fait d’autres choses similaires. Et je me suis senti très bien, humain et civilisé de travailler avec ces filles et garçons en cuisine. Je n’ai plus cette barrière. Je donnerai tout pour défendre que la cuisine n’est pas seulement féminine.

Fin 2017 j’étais au Cameroun j’ai compris comment la religion nous induit parfois en erreur. J’ai assisté le même jour, même salle, même participants ou fidèles à un culte m. Moi qui les croyais violantes je fus surpris d’attendre un imam parler devant moi sans qu’il m’oblige de réciter sa prière ni enlever mes soulier.

Pourquoi mes leaders religieux ou mon entourage m’auraient-ils alors maintes-fois dit que ma religion était la meilleure? De quoi ils ont peur ? Que je sois musulman ? Protestants ? Pourtant je suis devenu protestant par libre choix.

Prier avec les musulmans

Les églises peuvent cohabiter et prêcher la cohabitation en prêchant par l’exemple. Ce jour là en conférence je vu cela se réaliser. C’est donc possible.

Les voyages me révoltent aussi parfois !

Ce que j’ai appris pour l’interculturalité est : « Nous ne sommes pas les mêmes, mais nous pouvons cohabiter sans aucun mal en nous respectant mutuellement malgré nos différences ». C’est ça le secret que j’ai appris. Et donc partout où j’irai, même dans ma région, je ferai toujours ce choix.

Reagan Mwanaweka, journaliste à Radio Tayna, Goma

Facebooktwittermail